Blockchain — de Bitcoin à aujourd’hui
La blockchain n’est pas “un truc crypto”. C’est une invention de confiance distribuée : elle remplace une autorité centrale par un mécanisme de preuve, d’incitation et de vérification. Ici : origine, utilité réelle, nuances, et rôle concret des mineurs / validateurs.
Bitcoin combine trois briques simples : un registre public, une règle de consensus, et des incitations. Le génie : rendre la triche plus chère que l’honnêteté.
- Un historique public : tout le monde peut vérifier.
- Un consensus PoW : sécuriser par le coût énergétique.
- Une monnaie native : inciter mineurs et réseau.
Une blockchain est une base de données “enchaînée” où chaque bloc dépend du précédent. Mais la partie importante n’est pas le chain : c’est le consensus.
- Sans consensus : c’est juste une base de données.
- Avec consensus : c’est une vérité partagée sans chef.
Le mineur ne “crée” pas la valeur : il sécurise. Il regroupe les transactions, propose un bloc, et prouve un travail coûteux.
- Assure l’ordre des transactions.
- Rend l’attaque coûteuse (51% et autres).
- Est payé par récompense + frais (incentives).
En Proof of Stake, la sécurité vient du capital immobilisé : tu mises (“stake”) et tu risques une pénalité (slashing) si tu triches.
- Moins d’énergie, mais dépend de la distribution du stake.
- Finalité souvent plus rapide.
- Risques : centralisation / capture / gouvernance.
La blockchain n’est pertinente que quand tu as besoin de : transparence, auditabilité, résistance à la censure, ou coordination sans confiance.
- Transferts value / settlement / réserves vérifiables.
- Tokenisation (attention : ce n’est pas magique).
- Preuves (certificats, ownership) dans certains contextes.
- Inutile si un acteur unique suffit (base SQL classique).
“Rapide” ne veut pas dire “sûr”. “Décentralisé” ne veut pas dire “incensurable”. Il faut distinguer : couche 1, couches 2, bridges, et gouvernance.
- Finalité : probabiliste (PoW) vs plus déterministe (PoS).
- Couches 2 : scalabilité, mais nouveaux risques.
- Bridges : souvent le point faible.
La blockchain est une technologie de confiance : elle peut être un outil de souveraineté, ou une usine à hype. Tout dépend du consensus, de la distribution du pouvoir, et des incitations. Bitcoin a imposé un standard : sécurité par le coût. Les autres chains explorent d’autres compromis : vitesse, finalité, gouvernance, composabilité.