1) La Fed = une institution de foi
La monnaie moderne tient sur une croyance : la banque centrale agit pour la stabilité, pas pour un clan. Si cette croyance vacille, le pricing du risque change.
Une banque centrale n’existe que par sa crédibilité. Quand un pouvoir politique attaque publiquement cette crédibilité, on ne parle plus seulement de taux… on parle de régime.
La monnaie moderne tient sur une croyance : la banque centrale agit pour la stabilité, pas pour un clan. Si cette croyance vacille, le pricing du risque change.
Les attaques répétées sur Powell ne sont pas anodines. Elles testent la frontière entre pouvoir élu et pouvoir monétaire.
Si l’indépendance devient négociable, alors le futur devient plus inflationniste, plus instable et plus “réel”.
Trump critique la Fed pour “freiner la croissance”. La politique entre dans la salle des machines monétaires.
Après le choc inflationniste, la Fed remonte les taux. Son rôle d’“adulte dans la pièce” devient impopulaire.
Trump reprend une ligne frontale : accusations de Fed “politique”, pression pour des baisses plus fortes, et menaces sur les gouverneurs.
Les autres banques centrales observent. Si l’institution dominante est fragilisée, l’ordre monétaire global se recompose.
Si la confiance baisse, l’or redevient une assurance institutionnelle.
Le dollar reste dominant, mais sa “qualité institutionnelle” devient un débat.
Les multiples deviennent plus sensibles au narratif politique et au risque de régime.
Cette chronique n’est pas une prediction “court terme”. C’est une lecture structurelle : **une banque centrale attaquée finit toujours par provoquer une prime de risque durable.** Et le marché se prépare à ça avant que le grand public ne le voie.